FH

La mort de la CGT dans une sortie de virage social

texte publié le 29-05-2016

Nous assistons à une grève insurrectionnelle. La CGT tente de renouer avec sa puissance d'antan, pour menacer de mettre à genou la France d'une grève générale.


Mais son envie de démonstration de force n'est pas suivie dans la rue, au-delà des affirmations de manifestations soit-disant monstres. La CGT ne peut plus, comme en 1947, mettre la France à genou.

Rappelons-nous que le Cpe avait jeté des centaines de milliers de manifestants dans la rue: les rues étaient pleines à craquer de monde. Question de timing? Les étudiants et élèves passent leurs partiels et le Bac?

Alors la CGT tente de bloquer la France. Là où elle le peut. Surtout dans les secteurs énergétiques. Mais là aussi, ses succès sont limités. Les trains roulent. Les routes ne sont pas bloquées (les routiers ont opportunément obtenu une dérogation à la loi "travail"). L'essence coule malgré tout. La CGT n'est pas suivie, et FO, qui fait l'intermédiaire avec l'exécutif sur l'article 2, commence à se méfier du point d'arrivée de cette pente.

Car la CGT est sur un toboggan, celui de la "grève générale", slogan anarcho-syndicaliste, dans lequel elle navigue bien seule...et dont elle n'a plus guère les moyens.

Le risque est alors de verser dans davanatge violence, ses cortèges étant déjà infiltrés, débordés.

Et ce danger vient de ce que l'affrontement actuel oppose deux acteurs faibles : d'une par la CGT, aux abois depuis que la CFDT la déborde dans le privé, et d'autre part, l'exécutif, dans l'état que l'on sait. Il faut craindre ces faiblesses pour ce qu'elles risquent de produire, plus de violence non contrôlée...

La CGT lutte pour sa survie. A l'affrontement entre les deux gauches politiques, s'ajoute celui des deux syndicalismes, l'affrontement entre la CGT et la CFDT. La première centrale voit d'un mauvais oeil l'accord d'entreprise, bien mieux porté par la CFDT, qui risque alors de mieux pénétrer les entreprises qu'elle. L'enjeu est l'avenir du syndicalisme, par la mort de la CGT ou son évolution ...

7 commentaires

Commentaire très juste le risque d'une position juste aboutisse de l'actuel secrétaire général de la CGT conduira ce syndicat à la marginalision un peu comme SUD.
Bernard Thibault avait en son temps redonné de la crédibilité à la CGT

Christian Buywid - 29/05/2016 15:00

La mort CGT à petit feu - 29/05/2016 15:48

arretons de subventionner par divers moyens et la cgt disparaitra et restera des vrais syndicatds

michel bousquet - 29/05/2016 17:58

Les 20/30/40 ans s'en fichent,pour ceux et celles que je connais ,générations peu politisées,qui ont en tête des clichées et diverses images d'Epinal qui ne s'appuient sur aucuns savoirs historiques parce que pas transmis.La cgt se fourvoie,je le pense profondément,irrite.Quant-aux plus concernés et les soi-disant 62% des français (sondage Ipsos?)qui soutiennent,ils ne sont en tout cas pas dans la rue.Comment cette organisation va-elle arrêter ce qu'elle a lancé? Elle aura trahi (encore une fois) ceux et celles qui ont adhéré à ce mouvement et qui n'obtiendront rien de plus!

martine - 29/05/2016 18:36

Votre méprise pour la CGT me semble évidente. Mais n'oublier pas qu'une grande confédération n'est jamais morte. La cfdt vécu en son temps des problèmes de ce type. Ce n'est qu'une question d'organisation temporaire. Dans tous les cas les confédérations syndicales ont 100 fois plus d'adhérents que les partis politiques. Alors prenez en de la graine !

jlg - 29/05/2016 22:45

C'est drôle de réduire les grèves actuelles au seul syndicat CGT ? Soit je suis bête, soit il y a arrière pensée dans le propos mais il y a pas FO, SUD et bien d'autres avec la CGT ? Vraiment les gens de la CFDT ne sont pas reluisants mais c'est pas d'aujourd'hui. Honte à eux

Mazon Michel - 30/05/2016 03:29

Question : est-ce que le responsable de ce Syndicat ne serait pas

"inspiré" par un camarade qui voudrait être Calife à la place du

Calife mais qui pour le moment n'est pas califé ! ?

Harry Stott - 30/05/2016 16:03

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