FH

Un grand merci à tous ces apparatchiks

texte publié le 02-12-2016

Si j'ai vraiment eu du mal avec la déchéance de nationalité, par exemple, François Hollande était à mes yeux le seul candidat qui pouvait encore rassembler la gauche, pour la Présidentielle de 2017, face à une droite réactionnaire et une extrême droite prête à submerger les dernières digues républicaines...

Que Hollande ait commis des erreurs, des fautes mêmes, aucun doute. Que son sens des rapports de forces l'ait conduit à décider de ne pas se présenter, à l'évidence. Il avait déjà su le faire en 2006/2007.

Aujourd'hui, la gauche est au milieu des marais... et nous sommes tous responsables. Tous. Hollande, vous, eux, moi... Tous. Et si l'on veut sortir des marais, il va falloir maintenant choisir un chemin, clarifier plusieurs choses...

Mais commençons par le commencement.

Je remercie ces responsables politiques, députés ou autres, parfois ministres, qui ont confondu, dès le début du quinquennat, "l'exercice de l'Etat" avec la bataille d'un congrès permanent...

On me dira que la règle en politique est, lorsqu'un point fait montre de faiblesse, d'appuyer dessus. C'est, dit-on, le principe des rapports de forces. Mais au point de s'autodétruire? C'est à ce moment qu'en principe la lucidité intervient et modère les pulsions de ces "grands fauves"...

Merci donc à ces "immenses politiques" d'avoir cru que leurs chamailleries infantiles offraient un spectacle fascinant. Merci à eux d'avoir offert à une France "subjuguée par leurs phrases" leur petit show, pensant faire de la grande Politique. Merci à ces enfants gâtés de la République pour leurs petites phrases et misérables déclarations médiatiques, leurs coups bas, leur aptitude à croire que leurs intérêts particuliers résumaient l'intérêt général. Merci à eux de s'être laissés déborder par leur ego warholien et d'avoir mis de côté le principe de lucidité en Politique...

Merci à eux...

Plus que jamais, nous savons que la France doit faire sans eux.

4 commentaires

Et ces gens sont les fossoyeurs du PS et d'une gauche lucide,et pour longtemps, je le crains. C'est tragique.......

Colette Conter-Martin - 02/12/2016 08:06

Le processus d'entrée dans une traversée du désert est engagé (sauf erreur grave de Fillon, mais je ne pense pas qu'il fréquente beaucoup les Sofitel). Il faut l'accompagner et virer un maximum de ces opposants de l'intérieur bien plus virulents que les adversaires politiques UMP puis PR. Il faut qu'ils soient massivement battus aux législatives et que la gauche progressiste reparte avec des candidats (pour 2022) d'une autre stature intellectuelle et politique.

Marc Mousli - 02/12/2016 10:35

L'explication est un peu courte et facile : c'est la faute des critiqueurs de notre camp. Les sondages montrent en fait qu'il a été jugé surtout en fonction du chômage. Il avait lié son sort à celui-ci et a commis quelques erreurs que quelqu'un comme lui, sans charisme, lui ont lourdement chargé la barque. On ne tombe pas aussi bas dans l'opinion uniquement par l'existence de frondeurs et ce qu'ils disent. Dès le début du livre "Un président ne devrait pas dire ça" on a le principal de l'explication concernant la déception de ses électeurs à gauche. Il a toujours été social-libéral et n'a pas joué franc-jeu pendant la campagne, laissant croire qu'il était plus à gauche. Dommage car il a été, l'histoire le reconnaîtra, un des meilleurs président que l'on ait eu.

Pétanque - 02/12/2016 11:27

Je ne néglige aucune responsabilité. Aucune.
Et j'ai pu voir les égos et l'infantilisme de ces apparatchiks... Consternant...
Nous sommes tous responsables. Tous.

François Hada - 02/12/2016 11:48

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