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Le trait commun aux génies européens

texte publié le 27-06-2020

Les États-Unis sont le pays de l'outrance, du « sky is the limit ». Ce pays s'est forgé dans la conquête, l'ouest étant une frontière sans cesse repoussée. En principe de cette conquête repose sur le recours à la violence et à la technologie. Lorsque le projet d'expansion bute sur la contrainte géographique (plane), il reste l'espace à conquérir et le temps. La high-tech et la vitesse sont devenus les deux piliers de la civilisation américaine.


A l'inverse, l'Europe et l'Asie intègrent les contraintes dans leur mode de croissance et de civilisation.

Certes, l'Europe est partie coloniser le monde, mais a vite (une affaire de siècles) buté sur son incapacité à tenir ces frontières. L'empire romain en avait fait l'expérience. Bien entendu, il serait faux de dire que la vitesse n'est pas intégrée dans nos consciences ni ne pénètre nos inconscients. Mais sur le fond, l'Europe et l'Asie ont connu la famine, la maladie, les contraintes.

Et ce versant de l'Histoire est inscrit dans nos inconscients, notre imaginaire: la contrainte intégrée fait partie de notre imaginaire et vouloir dépasser cette frontière pose problème sur le vieux continent.

Low-tech versus high-tech : on peut lire ici d'un trait commun aux génies des pays européens: la capacité à optimiser au mieux une contrainte qu'on ne cherche pas à supprimer, car dans nos imaginaires, les Européens savent qu'elle finira par être plus forte que nous.

© 2010-2020 - François Hada