FH

Interview du 14 juillet : Space Odyssey 2022

texte publié le 14-07-2020

On a retrouvé le décor vide et résonnant du film de Stanley Kubrick. Et puis cette même incompréhension de ce qui se disait. Il ne se disait peut-être rien. Rien de nouveau. Pas de nouveau chemin, si ce n'est celui déjà emprunté. Pas de « réinvention » jusqu'à la présidentielle de 2022. Pas de monolithe noir imposant le respect.


Mais un président plutôt agité et reprenant sa rengaine du en même temps. Une longue séance de mea culpa sans plus d'explication sur là où il veut emmener la France. Un mea culpa ne fait pas une politique. Il veut mener à bien la réforme des retraites mais ne donne pas d'échéance. 2022 est si proche. Il veut créer 750.000 emplois en délocalisant des industries. Ces mouvements sont si long au regard de l'échéance de 2022. Il dit que la France a peur et doute d'elle-même, mais n'offre pas de solution. En réalité, il parle comme si son septennat venait de débuter.

Il ne voit pas l'essentiel : la France s'est constituée à partir de l'Etat. Toute réforme qui touche à l'Etat et laisse entendre que son rôle peut être affaibli, et laisse entendre que l'on peut dissoudre l'Etat français dans la mondialisation, porte atteinte à l'essence de la France. Toutes ces réformes qui ont affaibli l'Etat ont contribué à faire douter le pays.

La France a ceci de particulier: elle ne peut puiser dans son Histoire une origine. Tantôt germanique, tantôt gauloise, et maure et espagnole et italienne et arabe... C'est l'Etat qui précède la nation à la différence des autres nations européennes. Dire où l'on veut emmener la France suppose de dire où l'on veut emmener l'Etat.

L'interview du PR est ratée de ce point de vue.

© 2010-2020 - François Hada