FH

Partager un gateau sans conflit nucleaire est possible

texte publié le 08-02-2013

Vous avez peut être des enfants. Supposons que vous en ayez deux. C'est dans le fond assez fréquent. Vos deux bambins sont gourmands et jaloux l'un de l'autre et surtout, surtout, de ce que vous donnez à l'autre et donc pas à lui  - ou elle. Le repas se passe bien. Puis vient le dessert : un gâteau au chocolat parfaitement divisible en plusieurs parts. Seuls vos deux enfants veulent du dessert... Comment allez-vous distribuer les parts? Très mauvaise question... car si vous découpez le gâteau en deux parts, puis les distribuez "autoritairement" aux deux affamés, à tous les coups, vos deux enfants vont entrer en guerre au motif que évidemment "la part attribuée à l'autre est clairement plus grosse part la sienne, ce qui est terriblement injuste, et source d'un malheur insoutenable..." Vous serez le tyran d'un drame ! Le dictateur d'une tragédie irréparable... la guerre nucléaire sera déclarée.  Non, ne découpez pas le gâteau. Proposez la règle suivante : l'un des deux enfants découpe le gâteau, l'autre choisit en premier sa part. Tout devrait bien se passer... y compris le choix de l'enfant qui découpe. S'ils sont malins, vos deux enfants refuserons cette responsabilisation écrasante : dans ce cas, c'est qu'ils s'en remettent à votre autorité et n'auront rien à dire. Mais s'ils l'acceptent, vous aurez la paix: ils trouveront le juste partage d'eux-mêmes. Je n'ai malheureusement pas de solution pour les parents ayant trois enfants gourmands, jaloux et ayant chacun un doigt sur un bouton rouge. En revanche, cette petite méthode plaide non pas pour la responsabilisation morale des acteurs d'un partage, masi plutôt pour les placer dans une situation de recherche d'équilibre, qui donne à l'accord trouvé toute sa force. #jdcjdr

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