FH

Le siècle nouveau vient de commencer...

texte publié le 15-11-2015

Les actes de guerre qui ont endeuillé Paris ce vendredi 13 novembre 2015 nous disent que l'Europe occidentale vient d'entrer dans le siècle nouveau, ce XXIe siècle dont moult penseurs ont tant dit qu'il serait spirituel ou qu'il ne serait pas, qu'il serait ceci ou cela...

 

 

Ces attaques sont bien plus qu'un attentat terroriste de plus: ils sont la mise à vif de notre chaire via une opération militaire concertée, sous la direction d'un commandement politique stratégique. Celui-ci a d'évidence étudié et a su contourner presque tous nos systèmes de surveillance. 

L'hypothèse selon laquelle plusieurs terroristes ont pénétré en Europe de façon discrète, se sont fondus dans la masse, va dans ce sens. Ces attaques visent à frapper nos esprits et font le pari que nous le propagerons et le prolongerons nous-mêmes. 

Car ils nous ont déclaré une guerre 2.0: non pas qu'elle soit numérique, mais fondée sur des réseaux et non pas des armées classiques, facilement identifiables, monolithiques. Ils ont introduit une forme de virus dans notre société qui de par sa réorganisation en réseaux est propice aux pandémies de peurs, aux réactions anxiogènes, aux paralysies d'effroi... Nous devenons ainsi tous les propagateurs potentiels soit de cet effroi, soit de l'esprit de résistance. Je choisis la résistance.

Céder à la panique, aux rumeurs qui vont pulluler, s'amplifier comme jamais, serait offrir à ces fous un triomphe sans partage. Mais se réfugier dans le déni serait tout aussi terrible. Nous sommes aujourd'hui tous des acteurs de notre avenir. La France sortira plus forte de cette terrible épreuve d'un type nouveau si chacune et chacun d'entre nous prend la mesure de ce défi: la menace doit prise dans le filet de notre conscience, de notre volonté de résistance, de nos valeurs universelles..

Le siècle nouveau vient de débuter, comme souvent, par une guerre. Mais aujourd'hui, notre destin est de manière inédite entre nos mains. La résistance aux agresseurs passe par la résistance de chacun-e d'entre nous à l'effroi.

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© 2010-2018 - François Hada