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Enrichir la croissance en emplois

texte publié le 23-02-2016

Je veux y croire encore un peu... alors...

Et si cette loi réformant le marché du travail et dans le même temps le travail tout court, visait à enrichir le peu de croissance en emplois?


Et si cette loi précédait un plan de relance, comme l'OCDE l'appelle de ses voeux, ne serait-ce que pour éviter l'éclatement de la bulle obligataire que les liquidités massivement injectées par la BCE ont créée? Pourquoi pas... Si ça marche. Certes au prix de renoncements, mais si l'emploi redémarre...

Je crains en fait que trop de chômeurs aient été trop longtemps éloignés du marché du travail pour profiter de cette dynamique. Mais alors, et si le plan de formation prenait vraiment forme? 500.000 chômeurs en formation? Pourquoi pas... Si ça marche. Il faudrait un plan de financement: les Opcas*? Oui, pourquoi ne aps mobiliser les fonds destinés et mal employés pour la formation continue à la formation des personnes sans emploi?

On aurait tous les ingrédients d'un retour vertueux de la croissance et accessoirement des conditions d'une candidature à la présidentielle. Un rééquilibrage du texte serait sans doute nécessaire. Mais enfin, ce serait mieux ainsi.

Mais pourquoi ne pas le dire, alors ? C'est en montrant le chemin que l'on suscite l'adhésion au projet, pas en taisant les objectifs. Mais sont-ce bien là les objectifs de ces annonces ?

* Les organismes paritaires collecteurs agréés (par l'État) ou Opca, sont des structures associatives à gestion paritaire qui collectent les contributions financières des entreprises qui relèvent de son champ d'application dans le cadre du financement de la formation professionnelle continue des salariés des entreprises de droit privé.

3 commentaires

Oui pourquoi ne pas le dire alors? Mais je crains que les concepteurs n'aillent pas si loin dans l'analyse et ne cherchent qu'à rassurer des financeurs de dette à l' extérieur qui se moquent bien du contenu réel du code du travail français pour les gens vrais dans la vraie vie! De plus qu'Est-ce que la croissance? De quelle croissance parle-t-on? De celle qui détruit l'être humain et son environnement? De celle qui en tient compte? A-t-on besoin de la croissance? Qu'Est-ce qu'un emploi? Quelque chose qui permet de valoriser une qualification et de se valoriser soi-même ou un simple boulot qui permet certes de manger mais pas de pouvoir se loger correctement? Quant à enrichir!! Certains se laisseront encore tenter par Guizot mais j'oubliais ...il est du XIXème siècle!

Cécile AKTOUF - 23/02/2016 11:46

A mon sens :

Le Cice aurait pu catalyser l'emploi mais en période de croissance....(là au bout de 5 ans sans résultat le pacte de responsabilité apparaît effectivement comme des effets d'annonce qui plus est énerve puisque personne n'y croit plus et que tous le monde préfèrerait entendre encore : on s'est viandé...)
Le problème numéro 1 est donc la croissance : pas d'embauche sans croissance...Le contexte est celui de la mondialisation et face à ça de gros concurents...
Faut-il miser sur de la technologie de pointe? Faut-il diversifier nos activités?
Je crois vraiment qu'il faut axer sur nos impératifs et pourquoi pas voir au delà avec des projets sur des secteurs qui nous seraient porteurs et nous "appartiendrait" enfin dont nous serions précurseurs : à l'heure actuel l'impératif est à l'environnement, à la Terre (qui pour moi est plus qu'un projet mais une urgence) le projet vecteur d'euphorie pourrait être aussi la conquête spatiale ou autre? #jeposelaquestion
Pour ce qui est de la formation, je plussoie!
Il y a deux impératifs pour un chômeur : pourvoir se réorienter mais aussi subvenir à ses besoins primaires...si il existe une multitude déjà de moyens de se former gratuitement et sur son temps d'ARE....
mais le chômeur prend sur ses ARE (allocations de retour à l'emploi...) Ca serait vraiment nouveau par contre si chaque formation était rémunérée! car tous le monde au chômage au regard du temps alloué d'ARE n'a pas le temps de se former....mais est par contre soumis aux facteurs primordiales de ses besoin primaires de vie...
Ce qui serait vraiment efficace à mon sens : souvent pour trouver un emploi il faut le permis de conduire...à l'heure actuel pôle emploi aide avec des moyens financier au passage du permis de conduire uniquement celui qui a une promesse d'embauche en CDI conditionnée par la nécessité du permis....intrinsèquement il est difficile de trouver un emploi nécessitant le permis qui plus est en CDI sans l'avoir déjà...

Pour ce qui est de la formation, pensons au plus longue durée que le chômage, ceux dont la vie n'est qu'urgence souvent dans des difficultés financières, psychologique, souvent presque en voie de clochardisation, auquel aucun projet n'est permis et qui n'ont même plus la volontée de trouver un emploi...je parle bien sûr des bénéficiaires du RSA...

Pour trouver des secteurs novateurs de croissance, ouvrons nous sur des secteurs qui appartiennent au chemin d'avenir, formons nos chercheurs ( et pas seulement à la recherche appliquée)...
Si nous voulons que les esprits révolutionnant le monde (philosophe sciences etc) se révèlent et nous apporte ce progrès il faut aussi soutenir et valoriser la recherche fondamentale à mon sens et éduquer les jeunes générations...Seuls eux seront vecteurs des volontées de transformation des esprits dans une société et pas seulement en termes d'impératifs ou d'urgence...
Donc oui à la formation et aux OPCA qui financerait les secteurs porteurs d'avenir pour les entreprises mais aussi pour le monde...
Faisons rayonner la France au delà des urgences...

Caroline - 23/02/2016 11:56

Est-ce que justement pour ne pas être soumis à cette pression des multinationales, ne faut-il pas moraliser ou tout du moins règlementer dans tous les secteurs pour obliger à ces multinationales à se plier?
La révolution véritable si elle devait se faire serait contre les grands financiers de ce monde...mais qui a envie d'une révolution? Faut-il attendre que le peuple n'est plus à manger? (car je suis convaincu qu'il ne se soulèvera pas avant d'être essoré...)
Doit-il devant les politiques défaillantes qui ne savent pas tapper du point sur la table ni réagir autrement que dans l'urgence attendre de s'essoufler pour réagir...n'appartient-il pas aux politiques de faire de la politique autrement?

Voilà,
Bonne journée.

Caroline - 23/02/2016 12:07

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