FH

Biographie: mon fabuleux destin

texte publié le 23-02-2016

Je m'appelle François Takeshi Hada.

Je suis né le 16 novembre 1964, d'un père japonais et d'une mère française.


 


Mon père

A Tokyo, gamin, mon père osa résister au régime fasciste japonais. C'était la 2nde Guerre Mondiale. Enrôlé de force dans l'armée japonaise, il déserta, fut repris, frôla l'exécution, déserta à nouveau, se cacha. Il avait 15 ans. Les Américains libérèrent le pays sans vraiment apporter l'espoir. Étudiant en maths et en littérature, il apprit le marxisme et Balzac. Étudiant en philo, il se plongea dans l'existentialisme. L'espoir était en France. Il quitta Tokyo pour Paris. Histoire de prendre un café avec Sartre. Et de se réinventer.

Ma mère

Enfant du Jura et de Dijon, aînée d'une famille nombreuse, d'éducation catholique, ses parents sont montés à Versailles. Passionnée par les langues étrangères, elle choisit notamment d'étudier la langue Japonaise aux « Langues'o ». Et rencontra mon père. Ma mère voulait comprendre les autres cultures. Elle connaît chaque pierre de chaque église romane et de la moindre ruelle de Paris.

Ma soeur et moi avons grandi à Paris, puis à Versailles. Fils d'expatrié, métis eurasien, j'ai appris de mes parents l'harmonie des cultures. J'ai dû apprendre à ignorer le petit racisme quotidien, les blagues vulgaires, les agressions verbales. J'ai compris ce qu'un pays comme le Japon, aussi intrigant soit-il, a d'intolérant, et d'autres pays comme la France, de peu accueillant. Mon père se fera broyer par ces nations. J'ai surtout retenu qu'il fallait garder en éveil son esprit nomade tout en restant attaché à ses racines. Petit, je voulais être architecte.


J'ai donc fait des études d'économie, à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne, puis à l'École nationale de la statistique et de l'administration économique (Ensae). En France, on dit "sciences économiques". Ça fait tout de suite plus sérieux. La théorie des jeux est l'un de mes jeux favoris. Avec les échecs et le Go. Je connais les failles du marché. Quelqu'un qui n'a rien que le marché valorise ne peut guère échanger sur le dit-marché. L'intervention publique est donc nécessaire. Je le verrai tout au long de mes voyages aux États-Unis, en Inde, en Afrique, et ailleurs, où je vois combien manque un patrimoine aux populations qui n'ont rien, combien leur font défaut les services publics.

1994-2008 : Administrateur de l'Insee, j'ai enseigné l'économie à l'Ensae, travaillé au FMI, puis au ministère de l'économie, en pleine crise asiatique de 1997, au Commissariat général du Plan, au Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale (Cerc), sous la présidence de Jacques Delors. Au ministère de la Fonction publique, j'ai pu me pencher sur la réforme de l'État, avant de rejoindre le ministère de la Santé, puis la Cour des comptes... trajectoire peu rectiligne d'un fonctionnaire tenu au devoir de réserve.

2000-2003 : je suis rapporteur au Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale (Cerc). Jacques Delors est président. Du Cerc. Trois années en grand angle sur le monde. Delors est un horloger qui démonte les mécanismes les plus complexes et les remonte en un système amélioré. A son contact, j'ai compris que l'Europe est plus que mon avenir : elle est mon pays, elle est terre de nomades et de sédentaires, elle est multiculturelle. Je suis Européen. Et le projet social-démocrate a forgé l'Europe, même sous des gouvernements conservateurs. J'ai donc rejoint le parti socialiste français et européen en 2000.

2008 : le groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche à l'Assemblée nationale cherchait un directeur des études. Malgré les mises en garde et devant quelques regards horrifiés, j'ai donc « osé » quitter la Cour de comptes. Mon travail a de multiples facettes, comme contribuer à la coordination entre notre représentation à l'Assemblée nationale et celle au Parlement européen, et inscrire autant que possible mes analyses dans le contexte européen. Ainsi commence cette histoire, pour un engagement social-démocrate net et clair, tenu au devoir d'expression.


Nous avons fait campagne pour et avec François Hollande,

C'est ça la politique. Des années exceptionnelles et irréelles...

2012 : François Hollande entre à l'Elysée et nomme Jean-Marc Ayrault à Matignon. 

Nous avons continué à travailler...

 

...à beaucoup travailler...

 

...avec des victoires, des succès...

...souvent maintenus dans le silence...

...et des échecs.



Tout peut donc (re)commencer... 

© 2010-2017 - François Hada